Le contournement de Saint-Gilles se fera par le sud
La vitesse sera réduite rue Maupassant
Que pensez-vous de l’architecture d’Eugène Leseney ?









Ce laboratoire sera situé près du hall agricole du lycée Thère où sera créée une nouvelle formation en agroalimentaire. Ce laboratoire qui a, pour l'instant, fait couler plus d'encre que de ciment tournera autour de trois activités. D'abord, la recherche publique. « Nous essaierons de trouver les raisons du déclenchement d'une crise alimentaire, comme la viande contaminée, explique Jean-Claude Ingouf, directeur de l'Adria Normandie. Pour cela, il faut comprendre comment les micro-organismes se développent, tâche très difficile mais importante car ces bestioles créent des dégâts irréversibles, surtout chez les enfants. » Puis, la recherche privée pour de grands groupes comme Danone, Nestlé ou Lactalis. Et enfin les prestations, c'est-à-dire déterminer les dates de péremption d'un produit ou encore éliminer les virus et bactéries lors de l'élaboration du produit.
Ce laboratoire de niveau P3, c'est-à-dire sans risque de contaminer l'environnement, aspire à travailler avec différents partenaires européens en vue de déposer plusieurs projets à Bruxelles. « Notre activité de recherche appliquée se veut de pointe, ajoute Jean-Claude Ingouf. Il faut au moins qu'on soit visible au niveau européen. » Et pour se distinguer, ce laboratoire développera de nouvelles spécificités comme la relation entre les micro-organismes et les procédés alimentaires. Une exclusivité sur toute l'Europe.
« Ce laboratoire de virologie exprime le défi de Saint-Lô : localiser le plus de matières grises à travers de nouvelles formations et des laboratoires de recherche et de développement », conclut François Digard. En tout, 25 chercheurs scientifiques, docteurs en génie des procédés et technologues travailleront dans le futur laboratoire de 1 000 m², près du lycée Thère, à Saint-Lô.
Ratiba HAMZAOUI.