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Le coup de marteau de Me Logeais a liquidé les derniers vestiges de la société Euromoteurs. Le dossier, notamment le volet financier, n'est toujours pas bouclé, même si la cellule de reclassement des ex-salariés vient d'achever sa mission. : ArchivesSuliac Huchet est l'un des animateurs de ce cabinet, qui s'était installé dans des locaux proches de l'école Jules-Ferry, mis à disposition par la ville. Il est également l'un des derniers à avoir rencontré des ex-salariés, même après la fin officiellement de la mission, le 5 avril dernier. « La situation ayant bien évolué, une prolongation ne se justifiait pas. Mais la cellule est restée à la disposition des adhérents jusqu'à la fin juin, à titre gracieux. »
Pendant plus d'un an, Suliac Huchet et ses collègues ont partagé les hauts et les bas de ces ex-salariés. « Le plus important était avant tout de leur redonner confiance, résume le consultant, et de permettre à ces hommes et ces femmes, qui pour la plupart n'avaient connu qu'une seule entreprise dans leur carrière professionnelle, de devenir autonomes. » Notamment d'apprendre à se « vendre » auprès d'employeurs potentiels.
30 ont retrouvé un CDI,20 cherchent toujours
L'accompagnement a porté ses fruits. « Sur les 133 adhérents, 30 sont aujourd'hui en CDI, calcule Suliac Huchet. Des postes de techniciens, de commerciaux, de responsable qualité, d'agent de production. Ces contrats à durée indéterminée ont pour près de la moitié fait suite à de l'intérim ou des CDD. » Trois ex-salariés ont monté leur propre entreprise : multi-services, électricité et négoce. « Enfin, 18 sont actuellement en contrats à durée déterminée et 17 en contrat de travail temporaire de plus de six mois. »
D'autres adhérents, 16, sont en CDD ou CTT de moins de 6 mois et 11 sont en formation. Situations particulières : trois personnes font l'objet d'un suivi particulier par les services sociaux du Département, deux sont en arrêt maladie et un a été reconnu invalide. Douze personnes sont dispensées de recherches, puisque proches de la retraite « amiante ».
« Reste aujourd'hui 20 personnes toujours sans solution, indique Suliac Huchet, des personnes de plus de 50 ans, la moitié cependant susceptible de bénéficier d'une pré-retraite « amiante » cette année ou en 2009. »
Au final, Suliac Huchet estime « que la réintégration a été bonne, compte-tenu de la moyenne d'âge élevée, puisque près d'une centaine d'ex-salariés ont plus de 45 ans. Nous avons donc oeuvré pour que tout le monde trouve son meilleur compte pour l'avenir ».
Nathalie LECORNU-BAERT.